Réseau Sortir du nucléaire
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Projet Cigéo à Bure : non à l’enfouissement des déchets radioactifs !

Bure : c’est dans ce petit village de la Meuse que l’industrie nucléaire veut enfouir ses déchets les plus dangereux, qui resteront radioactifs pendant des centaines de milliers d’années.


CIGEO/Bure - Actualités de campagne

Mai 2014 : L’enfouissement des déchets radioactifs imposé par petits bouts

7 mai 2014 |




Communiqué du Réseau "Sortir du nucléaire"

6 mai 2014 : Une « phase pilote » pour l’enfouissement des déchets radioactifs... ou comment imposer Cigéo par petits bouts.

L’Andra vient de communiquer ses conclusions sur les suites à donner au « débat public » organisé autour du projet Cigéo. Malgré de lourdes critiques, le projet d’enfouissement en profondeur des déchets radioactifs les plus dangereux est maintenu, sous couvert de mise en place d’une « phase industrielle pilote ». Ce stratagème pour imposer le projet par petits bouts est inacceptable et ne fera pas disparaître les problèmes posés par Cigéo. Une « phase pilote » pour imposer le projet par petits bouts

Pour ne pas perdre la face suite aux nombreuses critiques exprimées pendant le temps du débat, l’Andra propose de mettre en œuvre le projet Cigéo… par petits bouts : calendrier décalé, demande d’autorisation en deux temps et surtout, intégration d’une « phase industrielle pilote ».

Sous couvert de « réversibilité », cette manière de procéder revient en fait à imposer par petit bout l’ensemble du projet Cigéo, en continuant à mettre en place l’ensemble des infrastructures. Il n’existe aucune garantie que les déchets stockés à titre expérimental pourront être effectivement récupérés. Les habitants de la région, qui ont déjà vu le « laboratoire » de Bure se transformer en « Centre industriel de stockage géologique », risquent une nouvelle fois de se retrouver devant le fait accompli. Le « pilote » : un leurre pour détourner l’attention des graves défauts de Cigéo

Surtout, les propositions de l’Andra font figure de leurre pour détourner l’attention des graves problèmes mis en exergue pendant le temps du débat. Flou sur l’étendue du projet Cigéo, ses coûts, ainsi que sur l’inventaire des déchets qui y seraient destinés et leur conditionnement, critiques fondées des voisins allemands et luxembourgeois, risques d’incendie ou d’explosion d’hydrogène, problèmes éthiques évidents : aucune « phase pilote » ne pourra faire disparaître ces enjeux ! Par ailleurs, les récents problèmes survenus sur un site similaire au Nouveau-Mexique ont depuis confirmé que l’enfouissement était une option à bannir [1].

La « phase pilote » ne fera pas plus disparaître les mensonges de l’Andra, ni le potentiel géothermique situé sous le site de Bure et qui devrait notamment interdire tout projet d’enfouissement de déchets radioactifs !

Les seules conclusions qui auraient dû être tirées du débat sont les suivantes : abandonner définitivement le projet Cigéo, en commençant par le retirer de la loi de transition énergétique, arrêter de s’entêter dans l’impasse de l’enfouissement des déchets radioactifs, cesser de transformer la région en une monoculture de l’industrie nucléaire et programmer dès maintenant l’arrêt de la production de déchets radioactifs. Ce ne sont pas les déchets qu’il faut enfouir, mais bien le projet Cigéo !

Contacts presse :
François Mativet – 06 03 92 20 13

Chargée de communication :
Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23

Note :

[1] Pour plus d’informations, consulter la revue de presse sur http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article603

Communiqué de la coordination BURE-STOP

Héroïque bousculement du calendrier administratif de l’Andra pour construire Cigéo/BURE : 2020 au lieu de 2018, mais... l’exploitation dès 2025 n’est pas remise en cause !
Ou comment s’asseoir sur toutes les oppositions au projet d’enfouir...

La Coordination BURESTOP met en garde quant à l’officialisation de la nouvelle politique adoptée pour poursuivre l’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux.
L’Andra ne pouvait pas occulter le fiasco du débat public 2013, résultant d’un boycott déterminé et documenté, mené par de nombreuses associations et citoyens. Elle a accouché ce mardi 6 mai 2014 d’un nouveau concept* pour satisfaire aux apparences et tromper les opinions : faire semblant de ralentir le calendrier tout... en ne changeant strictement rien au projet final : l’enfouissement à partir de 2025.

MALGRÉ TOUS LES HABILLAGES/CAMOUFLAGES DE L’ANDRA, SON DOSSIER NE TIENT PAS LA ROUTE

Le débat public 2013 a eu pour seul mérite d’exposer sur la place publique le dossier pour enfouir de l’Andra : dossier criant d’incertitudes, d’approximations quand ce n’est pas de vide, sur les sujets essentiels de sécurité, de risques d’incendie, de pérennité des constructions souterraines, de rejets contaminants radioactifs permanents, de schémas de transports ou de mémoire du site...
Inventer aujourd’hui une phase pilote n’est rien d’autre que le démarrage saucissonné de l’enfouissement.
La même technique que celle employée en 1994, quand l’Andra annonçait qu’à Bure il ne s’agissait que d’un simple laboratoire...

L’ETAPE PILOTE : UN NOUVEL ENFUMAGE

Qui peut croire un instant que cette étape pilote industrielle permettra de résoudre l’équation impossible : stocker et confiner des milliers de tonnes de matériaux radioactifs et chimiques, d’une extrême dangerosité, sous terre sans que cela ne "pète" un jour ?

Les rares mises en oeuvre de stockage en grande profondeur de matériaux dangereux se soldent aujourd’hui par des échecs : Stocamine (déchets chimiques, incendie et contamination) en Alsace, Asse (déchets radioactifs baignant dans une mine de sel effondrée) en Allemagne. Dernier exemple en date : le site pilote d’enfouissement de déchets nucléaires WIPP** au nouveau Mexique -petit frère du projet cigeo- théâtre début février d’un incendie souterrain incontrôlé, une contamination radioactive à plus de 200 km en surface et... qui vient de démontrer toute l’impuissance de l’homme. Début mai 2014, aussi peu d’explications, ce centre d’enfouissement "pilote" est toujours hors service. Et l’on a sans doute frôlé une catastrophe majeure.

LE MESSAGE CITOYEN EST POURTANT CLAIR ET DIRECT : NON À UN ENFOUISSEMENT IMPOSÉ

Le débat public 2013 a été, une nouvelle fois, le révélateur de l’opposition à l’enfouissement des déchets H-M AVL qui n’a jamais cessé depuis plus de 20 ans. Les manifestations qui ont caractérisé ce débat public sont un message direct adressé aux parlementaires. Quant aux contributions à ce débat, elles ne demandent pas une phase d’expérimentation mais majoritairement l’étude de l’entreposage longue durée. Que ce soit en 2005 ou en 2013, le stockage souterrain, le public n’en veut pas ! Nous en appelons à la claire-voyance des parlementaires. Ce projet d’enfouissement n’est pas recevable, l’urgence aujourd’hui : remettre à plat l’ensemble du dossier.

CIGEO/BURE, tous responsables : pas de mesurette, pas de leurre, il faut stopper le projet !

* http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/stockage-de-dechets-radioactifs-a-bure-l-andra-retarde-le-calendrier-article_284680/

** CONSULTEZ NOTRE DOSSIER sur le site internet : INCENDIE/ CONTAMINATIONS dans le site d’enfouissement de déchets nucléaires du WIPP / USA

Contacts :
 Burestop55 : 06 86 74 85 11
 MIRABEL : 03 29 75 19 72
 BZL : 06 03 92 20 13

Communiqué de presse de MIRABEL-LNE

Enfouissement des déchets radioactifs à BURE Un démonstrateur pour faire accepter -en douceur- l’inacceptable !

Après le débat public de 2013 et les conclusions de la Commission Nationale du Débat Public, l’ANDRA doit présenter prochainement comment elle envisage la suite du projet CIGEO d’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux.

Le démonstrateur, nouveau « Cheval de Troie » de CIGEO :

Comme en 2005, les citoyens qui ont accepté de participer au débat public de 2013 ont été floués, donnant ainsi raison à ceux qui majoritairement, d’emblée- ont considéré ce débat public comme une mascarade.

Démonstration …

Principale conclusion du pseudo Débat Public sur le projet CIGEO :

« De nombreuses questions évoquent le passage d’un laboratoire de modélisation à une activité industrielle avec la nécessité de réaliser un prototype ou un démonstrateur. »

Pourtant, selon notre analyse, sur les 1.508 questions, 497 avis, 154 cahiers d’acteurs et 24 contributions recueillies par la CPDP (Commission Particulière du Débat Public), la notion de réalisation d’un démonstrateur n’est que très vaguement abordée dans une unique question, aucun avis, un seul cahier d’acteur et deux contributions !

Ca n’empêche pas les commissions nationales et particulières du débat public (CPDP/CNDP) de conclure que le projet CIGEO peut démarrer sa mise en œuvre, à condition de passer par une phase pilote d’enfouissement des premiers colis de déchets radioactifs et -si tout va bien- le reste suivra.

Exit les autres propositions -pourtant majoritaires- des participants au débat public et, en particulier, celles déjà avancées lors du débat public de 2005 : ne pas enfouir car les risques sont démesurés, poursuivre les recherches sur les différentes solutions de gestion, prendre le temps nécessaire, étudier la solution de l’entreposage pérennisé comme alternative à l’enfouissement, agir avec éthique vis-à-vis des générations futures…

Alors, CIGEO, ça commencerait quand ?

Selon des déclarations officielles début avril 2014, l’ASN ne croit pas à une demande d’autorisation d’ici à 2015. Un leurre de plus : 2015, 2018….ou 2025 (date non remise en cause), l’autorisation d’un site pilote à Cigéo, c’est déjà l’autorisation d’enfouir !

Le doigt dans l’engrenage :

Imaginez Cigéo comme un long saucisson s’étendant de nos jours jusqu’en 2125.
Après le « laboratoire » de Bure, le projet industriel Cigéo serait saucissonné et mis en place par étapes administratives successives :
 D’abord, un démonstrateur qui accueillerait progressivement les déchets radioactifs les plus stables (ceux qui présentent donc potentiellement le moins de risques),
 Puis stockage de l’inventaire actuel et futur des déchets de moyenne et de haute activité à vie longue, avec une montée en puissance progressive de l’installation,
 Puis inévitablement, le stockage des combustibles usés qui ne sont pas encore classés comme déchets mais qui le seront certainement en partie un jour,
 Enfin, le stockage de déchets en provenance d’autres pays européens pour des questions essentiellement financières, par le biais de dérogations au bénéfice des pays qui ne choisiraient pas d’enfouir sur leur propre sol, comme le permet déjà la Directive européenne de 2011.

Alors même qu’aucun dossier officiel de demande d’autorisation n’a encore été déposé, la méga poubelle européenne CIGEO/BURE est déjà en cours d’instruction…

MIRABEL-LNE considère que le principe d’enfouissement a été imposé à la population depuis la loi Bataille en 1991, au mépris d’une opposition citoyenne forte et que le projet CIGEO commence au premier déchet radioactif descendu sous terre. Tout le reste n’est qu’un leurre !

Nous avons depuis le début démontré que CIGEO était la pire des solutions pour les déchets HA et MAVL : techniquement mal préparée, trop dangereuse, trop coûteuse, éthiquement irrecevable…

L’urgence reste la même : ne pas enfouir -ni ici, ni ailleurs- arrêter d’en produire !

http://pandor.at/p/fichiers/CP_MIRABEL_06052014.pdf

Communiqué du Réseau "Sortir du nucléaire"

6 mai 2014 : Une « phase pilote » pour l’enfouissement des déchets radioactifs... ou comment imposer Cigéo par petits bouts.

L’Andra vient de communiquer ses conclusions sur les suites à donner au « débat public » organisé autour du projet Cigéo. Malgré de lourdes critiques, le projet d’enfouissement en profondeur des déchets radioactifs les plus dangereux est maintenu, sous couvert de mise en place d’une « phase industrielle pilote ». Ce stratagème pour imposer le projet par petits bouts est inacceptable et ne fera pas disparaître les problèmes posés par Cigéo. Une « phase pilote » pour imposer le projet par petits bouts

Pour ne pas perdre la face suite aux nombreuses critiques exprimées pendant le temps du débat, l’Andra propose de mettre en œuvre le projet Cigéo… par petits bouts : calendrier décalé, demande d’autorisation en deux temps et surtout, intégration d’une « phase industrielle pilote ».

Sous couvert de « réversibilité », cette manière de procéder revient en fait à imposer par petit bout l’ensemble du projet Cigéo, en continuant à mettre en place l’ensemble des infrastructures. Il n’existe aucune garantie que les déchets stockés à titre expérimental pourront être effectivement récupérés. Les habitants de la région, qui ont déjà vu le « laboratoire » de Bure se transformer en « Centre industriel de stockage géologique », risquent une nouvelle fois de se retrouver devant le fait accompli. Le « pilote » : un leurre pour détourner l’attention des graves défauts de Cigéo

Surtout, les propositions de l’Andra font figure de leurre pour détourner l’attention des graves problèmes mis en exergue pendant le temps du débat. Flou sur l’étendue du projet Cigéo, ses coûts, ainsi que sur l’inventaire des déchets qui y seraient destinés et leur conditionnement, critiques fondées des voisins allemands et luxembourgeois, risques d’incendie ou d’explosion d’hydrogène, problèmes éthiques évidents : aucune « phase pilote » ne pourra faire disparaître ces enjeux ! Par ailleurs, les récents problèmes survenus sur un site similaire au Nouveau-Mexique ont depuis confirmé que l’enfouissement était une option à bannir [1].

La « phase pilote » ne fera pas plus disparaître les mensonges de l’Andra, ni le potentiel géothermique situé sous le site de Bure et qui devrait notamment interdire tout projet d’enfouissement de déchets radioactifs !

Les seules conclusions qui auraient dû être tirées du débat sont les suivantes : abandonner définitivement le projet Cigéo, en commençant par le retirer de la loi de transition énergétique, arrêter de s’entêter dans l’impasse de l’enfouissement des déchets radioactifs, cesser de transformer la région en une monoculture de l’industrie nucléaire et programmer dès maintenant l’arrêt de la production de déchets radioactifs. Ce ne sont pas les déchets qu’il faut enfouir, mais bien le projet Cigéo !

Contacts presse :
François Mativet – 06 03 92 20 13

Chargée de communication :
Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23

Note :

[1] Pour plus d’informations, consulter la revue de presse sur http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article603

Communiqué de la coordination BURE-STOP

Héroïque bousculement du calendrier administratif de l’Andra pour construire Cigéo/BURE : 2020 au lieu de 2018, mais... l’exploitation dès 2025 n’est pas remise en cause !
Ou comment s’asseoir sur toutes les oppositions au projet d’enfouir...

La Coordination BURESTOP met en garde quant à l’officialisation de la nouvelle politique adoptée pour poursuivre l’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux.
L’Andra ne pouvait pas occulter le fiasco du débat public 2013, résultant d’un boycott déterminé et documenté, mené par de nombreuses associations et citoyens. Elle a accouché ce mardi 6 mai 2014 d’un nouveau concept* pour satisfaire aux apparences et tromper les opinions : faire semblant de ralentir le calendrier tout... en ne changeant strictement rien au projet final : l’enfouissement à partir de 2025.

MALGRÉ TOUS LES HABILLAGES/CAMOUFLAGES DE L’ANDRA, SON DOSSIER NE TIENT PAS LA ROUTE

Le débat public 2013 a eu pour seul mérite d’exposer sur la place publique le dossier pour enfouir de l’Andra : dossier criant d’incertitudes, d’approximations quand ce n’est pas de vide, sur les sujets essentiels de sécurité, de risques d’incendie, de pérennité des constructions souterraines, de rejets contaminants radioactifs permanents, de schémas de transports ou de mémoire du site...
Inventer aujourd’hui une phase pilote n’est rien d’autre que le démarrage saucissonné de l’enfouissement.
La même technique que celle employée en 1994, quand l’Andra annonçait qu’à Bure il ne s’agissait que d’un simple laboratoire...

L’ETAPE PILOTE : UN NOUVEL ENFUMAGE

Qui peut croire un instant que cette étape pilote industrielle permettra de résoudre l’équation impossible : stocker et confiner des milliers de tonnes de matériaux radioactifs et chimiques, d’une extrême dangerosité, sous terre sans que cela ne "pète" un jour ?

Les rares mises en oeuvre de stockage en grande profondeur de matériaux dangereux se soldent aujourd’hui par des échecs : Stocamine (déchets chimiques, incendie et contamination) en Alsace, Asse (déchets radioactifs baignant dans une mine de sel effondrée) en Allemagne. Dernier exemple en date : le site pilote d’enfouissement de déchets nucléaires WIPP** au nouveau Mexique -petit frère du projet cigeo- théâtre début février d’un incendie souterrain incontrôlé, une contamination radioactive à plus de 200 km en surface et... qui vient de démontrer toute l’impuissance de l’homme. Début mai 2014, aussi peu d’explications, ce centre d’enfouissement "pilote" est toujours hors service. Et l’on a sans doute frôlé une catastrophe majeure.

LE MESSAGE CITOYEN EST POURTANT CLAIR ET DIRECT : NON À UN ENFOUISSEMENT IMPOSÉ

Le débat public 2013 a été, une nouvelle fois, le révélateur de l’opposition à l’enfouissement des déchets H-M AVL qui n’a jamais cessé depuis plus de 20 ans. Les manifestations qui ont caractérisé ce débat public sont un message direct adressé aux parlementaires. Quant aux contributions à ce débat, elles ne demandent pas une phase d’expérimentation mais majoritairement l’étude de l’entreposage longue durée. Que ce soit en 2005 ou en 2013, le stockage souterrain, le public n’en veut pas ! Nous en appelons à la claire-voyance des parlementaires. Ce projet d’enfouissement n’est pas recevable, l’urgence aujourd’hui : remettre à plat l’ensemble du dossier.

CIGEO/BURE, tous responsables : pas de mesurette, pas de leurre, il faut stopper le projet !

* http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/stockage-de-dechets-radioactifs-a-bure-l-andra-retarde-le-calendrier-article_284680/

** CONSULTEZ NOTRE DOSSIER sur le site internet : INCENDIE/ CONTAMINATIONS dans le site d’enfouissement de déchets nucléaires du WIPP / USA

Contacts :
 Burestop55 : 06 86 74 85 11
 MIRABEL : 03 29 75 19 72
 BZL : 06 03 92 20 13

Communiqué de presse de MIRABEL-LNE

Enfouissement des déchets radioactifs à BURE Un démonstrateur pour faire accepter -en douceur- l’inacceptable !

Après le débat public de 2013 et les conclusions de la Commission Nationale du Débat Public, l’ANDRA doit présenter prochainement comment elle envisage la suite du projet CIGEO d’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux.

Le démonstrateur, nouveau « Cheval de Troie » de CIGEO :

Comme en 2005, les citoyens qui ont accepté de participer au débat public de 2013 ont été floués, donnant ainsi raison à ceux qui majoritairement, d’emblée- ont considéré ce débat public comme une mascarade.

Démonstration …

Principale conclusion du pseudo Débat Public sur le projet CIGEO :

« De nombreuses questions évoquent le passage d’un laboratoire de modélisation à une activité industrielle avec la nécessité de réaliser un prototype ou un démonstrateur. »

Pourtant, selon notre analyse, sur les 1.508 questions, 497 avis, 154 cahiers d’acteurs et 24 contributions recueillies par la CPDP (Commission Particulière du Débat Public), la notion de réalisation d’un démonstrateur n’est que très vaguement abordée dans une unique question, aucun avis, un seul cahier d’acteur et deux contributions !

Ca n’empêche pas les commissions nationales et particulières du débat public (CPDP/CNDP) de conclure que le projet CIGEO peut démarrer sa mise en œuvre, à condition de passer par une phase pilote d’enfouissement des premiers colis de déchets radioactifs et -si tout va bien- le reste suivra.

Exit les autres propositions -pourtant majoritaires- des participants au débat public et, en particulier, celles déjà avancées lors du débat public de 2005 : ne pas enfouir car les risques sont démesurés, poursuivre les recherches sur les différentes solutions de gestion, prendre le temps nécessaire, étudier la solution de l’entreposage pérennisé comme alternative à l’enfouissement, agir avec éthique vis-à-vis des générations futures…

Alors, CIGEO, ça commencerait quand ?

Selon des déclarations officielles début avril 2014, l’ASN ne croit pas à une demande d’autorisation d’ici à 2015. Un leurre de plus : 2015, 2018….ou 2025 (date non remise en cause), l’autorisation d’un site pilote à Cigéo, c’est déjà l’autorisation d’enfouir !

Le doigt dans l’engrenage :

Imaginez Cigéo comme un long saucisson s’étendant de nos jours jusqu’en 2125.
Après le « laboratoire » de Bure, le projet industriel Cigéo serait saucissonné et mis en place par étapes administratives successives :
 D’abord, un démonstrateur qui accueillerait progressivement les déchets radioactifs les plus stables (ceux qui présentent donc potentiellement le moins de risques),
 Puis stockage de l’inventaire actuel et futur des déchets de moyenne et de haute activité à vie longue, avec une montée en puissance progressive de l’installation,
 Puis inévitablement, le stockage des combustibles usés qui ne sont pas encore classés comme déchets mais qui le seront certainement en partie un jour,
 Enfin, le stockage de déchets en provenance d’autres pays européens pour des questions essentiellement financières, par le biais de dérogations au bénéfice des pays qui ne choisiraient pas d’enfouir sur leur propre sol, comme le permet déjà la Directive européenne de 2011.

Alors même qu’aucun dossier officiel de demande d’autorisation n’a encore été déposé, la méga poubelle européenne CIGEO/BURE est déjà en cours d’instruction…

MIRABEL-LNE considère que le principe d’enfouissement a été imposé à la population depuis la loi Bataille en 1991, au mépris d’une opposition citoyenne forte et que le projet CIGEO commence au premier déchet radioactif descendu sous terre. Tout le reste n’est qu’un leurre !

Nous avons depuis le début démontré que CIGEO était la pire des solutions pour les déchets HA et MAVL : techniquement mal préparée, trop dangereuse, trop coûteuse, éthiquement irrecevable…

L’urgence reste la même : ne pas enfouir -ni ici, ni ailleurs- arrêter d’en produire !

http://pandor.at/p/fichiers/CP_MIRABEL_06052014.pdf


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