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Non à l’EPR de Flamanville

L’EPR (Réacteur Pressurisé Européen) est souvent présenté comme l’avenir de la filière nucléaire. En réalité, il concentre les principales failles de l’industrie nucléaire. Retards, coûts colossaux, risques en matière de sûreté… Interpellons l’Autorité de sûreté nucléaire pour qu’elle ne valide pas la cuve défectueuse de l’EPR !


L’EPR démarrera-t-il un jour ?

8 avril 2015 |




Avril 2015 : Communiqué du Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs, association membre du Réseau "Sortir du nucléaire" siégeant à la CLIN Paluel-Penly



La nouvelle s’est répandue partout [1]. La cuve de l’EPR de Flamanville posséderait des défauts majeurs. Couvercle et fonds de cuve présenteraient "une concentration importante en carbone et conduisant à des valeurs de résilience mécanique plus faibles qu’attendues [2].

Le mythe du nucléaire sûr vole une fois de plus en éclat.

Cet événement révèle l’incapacité du maitre d’ouvrage à réaliser le "réacteur le plus sûr au monde". Ce n’est que la suite logique d’éléments déjà connus.

En septembre 2010 le Réseau "Sortir du nucléaire" révélait des documents internes à EDF qui démontrent que la conception et la fabrication d’éléments du couvercle de la cuve de I’EPR de Flamanville en Normandie sont de nature à provoquer un accident de type Tchernoby [3]. Le problème était suffisamment sérieux qu’il a amené l’Autorité de sureté à intervenir [4]. En 2011, le gendarme du nucléaire publiait un document très sévère contre le maitre d’ouvrage mettant en cause la qualité des équipements livrés par les sous-traitant [5]. En 2013, de nouvelles révélations donnaient à voir l’usage d’aciers "low-cost" sur le chantier [6].

Enfin l’an dernier, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs révélait que la cuve et son couvercle ne sont pas forgés en France mais au Japon [7]. Étrange procédé pour un projet qui s’est toujours présenté comme 100% français...

Somme toute le constat est accablant pour EDF et AREVA. Ces deux entreprises ont réussi à concevoir une technologie que les meilleures industries ne sont pas capables de fabriquer. Les exigences techniques sont telles qu’elles sont irréalisables voire irréalistes.

On est dès lors en droit de se demander si I’EPR pourra un jour démarrer. Nous savions déjà qu’EDF avait renoncé à "moxer" le réacteur. Aujourd’hui nous pouvons douter que I’EPR puisse fonctionner avec les performances annoncées vu la fragilité de la cuve.

Si EDF prend la décision de faire démarrer I’EPR, tout porte à croire que ce sera avec des performances nettement en deçà de ce qui avait été annoncé. En dernier recours c’est le prix du kWh EPR qui s’en retira sans parler d’un défaut de sureté majeur prouvant que la notion de "lite génération" n’est qu’un leurre.

Il est grand temps de mettre un terme à cette gabegie nucléaire et d’admettre que le renouvellement du parc nucléaire est une vue de l’esprit. Pour parler avec le langage des exploitants nucléaires on peut dire que les nouveaux référentiels de sureté ne sont ni économiquement ni techniquement atteignables.

L’urgence est d’arrêter avant qu’EDF soit emporté à son tour par le collapsus financier qui brise aujourd’hui AREVAV [8]... Si la France veut mener à son terme la transition énergétique qui s’impose, elle doit reconnaître que le nucléaire est un luxe hors de prix que personne ne sait plus réaliser. Plutot que s’exposer à un accident inéluctable ayons donc le courage de décréter l’arrêt immédiat du nucléaire

Mont Saint-Aignan le 08 avril 2015

Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs

https://stopeprpenly.org/

06 62 29 50 48

La nouvelle s’est répandue partout [1]. La cuve de l’EPR de Flamanville posséderait des défauts majeurs. Couvercle et fonds de cuve présenteraient "une concentration importante en carbone et conduisant à des valeurs de résilience mécanique plus faibles qu’attendues [2].

Le mythe du nucléaire sûr vole une fois de plus en éclat.

Cet événement révèle l’incapacité du maitre d’ouvrage à réaliser le "réacteur le plus sûr au monde". Ce n’est que la suite logique d’éléments déjà connus.

En septembre 2010 le Réseau "Sortir du nucléaire" révélait des documents internes à EDF qui démontrent que la conception et la fabrication d’éléments du couvercle de la cuve de I’EPR de Flamanville en Normandie sont de nature à provoquer un accident de type Tchernoby [3]. Le problème était suffisamment sérieux qu’il a amené l’Autorité de sureté à intervenir [4]. En 2011, le gendarme du nucléaire publiait un document très sévère contre le maitre d’ouvrage mettant en cause la qualité des équipements livrés par les sous-traitant [5]. En 2013, de nouvelles révélations donnaient à voir l’usage d’aciers "low-cost" sur le chantier [6].

Enfin l’an dernier, le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs révélait que la cuve et son couvercle ne sont pas forgés en France mais au Japon [7]. Étrange procédé pour un projet qui s’est toujours présenté comme 100% français...

Somme toute le constat est accablant pour EDF et AREVA. Ces deux entreprises ont réussi à concevoir une technologie que les meilleures industries ne sont pas capables de fabriquer. Les exigences techniques sont telles qu’elles sont irréalisables voire irréalistes.

On est dès lors en droit de se demander si I’EPR pourra un jour démarrer. Nous savions déjà qu’EDF avait renoncé à "moxer" le réacteur. Aujourd’hui nous pouvons douter que I’EPR puisse fonctionner avec les performances annoncées vu la fragilité de la cuve.

Si EDF prend la décision de faire démarrer I’EPR, tout porte à croire que ce sera avec des performances nettement en deçà de ce qui avait été annoncé. En dernier recours c’est le prix du kWh EPR qui s’en retira sans parler d’un défaut de sureté majeur prouvant que la notion de "lite génération" n’est qu’un leurre.

Il est grand temps de mettre un terme à cette gabegie nucléaire et d’admettre que le renouvellement du parc nucléaire est une vue de l’esprit. Pour parler avec le langage des exploitants nucléaires on peut dire que les nouveaux référentiels de sureté ne sont ni économiquement ni techniquement atteignables.

L’urgence est d’arrêter avant qu’EDF soit emporté à son tour par le collapsus financier qui brise aujourd’hui AREVAV [8]... Si la France veut mener à son terme la transition énergétique qui s’impose, elle doit reconnaître que le nucléaire est un luxe hors de prix que personne ne sait plus réaliser. Plutot que s’exposer à un accident inéluctable ayons donc le courage de décréter l’arrêt immédiat du nucléaire

Mont Saint-Aignan le 08 avril 2015

Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs

https://stopeprpenly.org/

06 62 29 50 48



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