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Projet Cigéo à Bure : non à l’enfouissement des déchets radioactifs !

Bure : c’est dans ce petit village de la Meuse que l’industrie nucléaire veut enfouir ses déchets les plus dangereux, qui resteront radioactifs pendant des centaines de milliers d’années.


BURE : Faux débat, ça commence

15 mai 2013 |




Le collectif Meuse BURESTOP 55 dénonce cette nouvelle tromperie : le débat public annoncé n’aura de débat que le nom car tout est déjà décidé !



Attention, la méga-campagne de communication sur le débat commence demain mercredi 6 décembre à Bar-le-Duc.

Un pseudo-débat qui concerne qui ?
Les Meusiens et les Haut-marnais qui vont subir directement les nuisances, alors que les déchets nucléaires concernent la population française toute entière.

Un pseudo-débat qui ne doit pas faire illusion
Nombre d’habitants pensent encore que ce débat va enfin lever les tabous et poser LA question essentielle : enfouir ou ne pas enfouir. En réalité, ce pseudo-débat ne portera pas du tout sur cela.
Pour le gouvernement, pour l’Andra et pour les producteurs de déchets atomiques, l’enfouissement est déjà acté, à BURE.

Un pseudo-débat qui ne débouchera sur rien de décisionnel
Les grandes options industrielles et techniques sont déjà sur les rails, bouclées par l’Andra cette année.
Le choix -ENFOUIR- est déjà fait. Le centre de stockage est passé en phase de conception industrielle en 2012. Avec l’engloutissement de fonds très conséquents déjà.

Un pseudo-débat juste pour communiquer, pas pour décider collectivement Selon la Commission Nationale du Débat Public (CNDP-site internet), "ce débat doit permettre à l’Andra de présenter les avancées du projet depuis 2006, en particulier les aspects liés à la conception industrielle de Cigéo, sa sûreté, sa réversibilité, son implantation, sa surveillance”.
Il n’est pas question de remettre en cause quoi que ce soit sur le fond et la finalité du projet. Il se limitera donc bien à une vaste campagne de communication sur Cigéo, future poubelle nucléaire.
A savoir que le gouvernement doit satisfaire aux exigences européennes (convention d’Aarhus), mais a vidé de son sens initial le processus en n’intégrant aucune participation du public aux choix décisionnels.

Un pseudo-débat qui fera tache comme celui de 2005
Il y a déjà eu en 2005, un débat national sur la gestion des déchets nucléaires. Celui-ci a un bilan calamiteux : aucune des conclusions majoritaires des participants allant dans un sens contraire à l’enfouissement n’ont marqué la loi de 2006 qui a suivi. Le stockage en surface avait pourtant largement la préférence. C’est pourtant juste après que BURE a été entériné.
(Pour rappel ce débat a coûté 2,46 millions d’euros, pour 13 réunions d’informations publiques qui ont touché 3000 personnes, voir dossier en pièce jointe.)

Un pseudo-débat sur un monceau d’incertitudes sans issue
Au vu de nombreuses zones d’ombre et des récentes réserves de la CNE, l’IEER, l’ASN concernant le projet Cigéo (ovalisation des galeries soumises à de fortes poussées, effets de l’usage d’un tunnelier pour creuser non évalués par manque de temps, comportement de la zone endommagée par le creusement, manque de données sur l’interaction température/hydrogène, effet de la chaleur sur le milieu, mode de descente des colis, mémoire du site, etc...) à quoi peut bien ressembler le dossier que l’Andra doit présenter à ce débat ? Un brouillon et ce n’est pas rassurant.

Un pseudo-débat encadré par les forces de l’ordre et en lieux fermés M.M. Birraux et Bataille* ont préparé le terrain pour ce débat au sujet sensible. Ils proposent de trier sur le volet les participants : pour les associations, ces conditions pourraient être (...) l’antériorité, la régularité de fonctionnement et la transparence du financement ; de protéger les lieux (fermés voire protégés) avec l’aide de la force publique en cas de tentative d’intrusion de manifestants voulant empêcher les participants de s’exprimer, et bien border le tout juridiquement pour s’assurer que le pseudo débat aura lieu coûte que coûte, même en cas de contestations bruyantes... pour satisfaire aux obligations européennes.

Un pseudo-débat et des enjeux qui passent au-dessus des gens du coin
L’enjeu de la poubelle nucléaire de BURE est immense. 
Derrière, c’est tout le parc électro-nucléaire impatient qui attend : 1) pour affirmer que les déchets les plus dangereux ne sont plus un problème, 2) pour vendre un nucléaire soi-disant “propre” et décrété indispensable.

Pour toutes ces raisons, le collectif BURESTOP 55 ne participera pas à ce débat bidon, et appelle la population et les élus à en faire autant !

* Rapport n° 248 (2010-2011) de MM. Christian BATAILLE, député et Claude BIRRAUX, député

Contact : 06 86 74 85 11 - 06 85 50 82 77

ANNEXE : l’essentiel sur les débats publics bidon

Burestop 55 / Collectif contre l’enfouissement des déchets nucléaires
https://www.burestop.eu

Attention, la méga-campagne de communication sur le débat commence demain mercredi 6 décembre à Bar-le-Duc.

Un pseudo-débat qui concerne qui ?
Les Meusiens et les Haut-marnais qui vont subir directement les nuisances, alors que les déchets nucléaires concernent la population française toute entière.

Un pseudo-débat qui ne doit pas faire illusion
Nombre d’habitants pensent encore que ce débat va enfin lever les tabous et poser LA question essentielle : enfouir ou ne pas enfouir. En réalité, ce pseudo-débat ne portera pas du tout sur cela.
Pour le gouvernement, pour l’Andra et pour les producteurs de déchets atomiques, l’enfouissement est déjà acté, à BURE.

Un pseudo-débat qui ne débouchera sur rien de décisionnel
Les grandes options industrielles et techniques sont déjà sur les rails, bouclées par l’Andra cette année.
Le choix -ENFOUIR- est déjà fait. Le centre de stockage est passé en phase de conception industrielle en 2012. Avec l’engloutissement de fonds très conséquents déjà.

Un pseudo-débat juste pour communiquer, pas pour décider collectivement Selon la Commission Nationale du Débat Public (CNDP-site internet), "ce débat doit permettre à l’Andra de présenter les avancées du projet depuis 2006, en particulier les aspects liés à la conception industrielle de Cigéo, sa sûreté, sa réversibilité, son implantation, sa surveillance”.
Il n’est pas question de remettre en cause quoi que ce soit sur le fond et la finalité du projet. Il se limitera donc bien à une vaste campagne de communication sur Cigéo, future poubelle nucléaire.
A savoir que le gouvernement doit satisfaire aux exigences européennes (convention d’Aarhus), mais a vidé de son sens initial le processus en n’intégrant aucune participation du public aux choix décisionnels.

Un pseudo-débat qui fera tache comme celui de 2005
Il y a déjà eu en 2005, un débat national sur la gestion des déchets nucléaires. Celui-ci a un bilan calamiteux : aucune des conclusions majoritaires des participants allant dans un sens contraire à l’enfouissement n’ont marqué la loi de 2006 qui a suivi. Le stockage en surface avait pourtant largement la préférence. C’est pourtant juste après que BURE a été entériné.
(Pour rappel ce débat a coûté 2,46 millions d’euros, pour 13 réunions d’informations publiques qui ont touché 3000 personnes, voir dossier en pièce jointe.)

Un pseudo-débat sur un monceau d’incertitudes sans issue
Au vu de nombreuses zones d’ombre et des récentes réserves de la CNE, l’IEER, l’ASN concernant le projet Cigéo (ovalisation des galeries soumises à de fortes poussées, effets de l’usage d’un tunnelier pour creuser non évalués par manque de temps, comportement de la zone endommagée par le creusement, manque de données sur l’interaction température/hydrogène, effet de la chaleur sur le milieu, mode de descente des colis, mémoire du site, etc...) à quoi peut bien ressembler le dossier que l’Andra doit présenter à ce débat ? Un brouillon et ce n’est pas rassurant.

Un pseudo-débat encadré par les forces de l’ordre et en lieux fermés M.M. Birraux et Bataille* ont préparé le terrain pour ce débat au sujet sensible. Ils proposent de trier sur le volet les participants : pour les associations, ces conditions pourraient être (...) l’antériorité, la régularité de fonctionnement et la transparence du financement ; de protéger les lieux (fermés voire protégés) avec l’aide de la force publique en cas de tentative d’intrusion de manifestants voulant empêcher les participants de s’exprimer, et bien border le tout juridiquement pour s’assurer que le pseudo débat aura lieu coûte que coûte, même en cas de contestations bruyantes... pour satisfaire aux obligations européennes.

Un pseudo-débat et des enjeux qui passent au-dessus des gens du coin
L’enjeu de la poubelle nucléaire de BURE est immense. 
Derrière, c’est tout le parc électro-nucléaire impatient qui attend : 1) pour affirmer que les déchets les plus dangereux ne sont plus un problème, 2) pour vendre un nucléaire soi-disant “propre” et décrété indispensable.

Pour toutes ces raisons, le collectif BURESTOP 55 ne participera pas à ce débat bidon, et appelle la population et les élus à en faire autant !

* Rapport n° 248 (2010-2011) de MM. Christian BATAILLE, député et Claude BIRRAUX, député

Contact : 06 86 74 85 11 - 06 85 50 82 77

ANNEXE : l’essentiel sur les débats publics bidon

Burestop 55 / Collectif contre l’enfouissement des déchets nucléaires
https://www.burestop.eu



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