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Vivre et travailler à l’ombre d’un réacteur nucléaire

15 juin 2017 | 110 vues




Émission France Culture du 13 juin 2017 série documentaire LSD



La valse silencieuse des intérimaires du nucléaire et des méthodes sophistiquées de gestion de l’emploi « par la dose », c’est aussi ça le nucléaire. Vue, le 15 décembre 1999, de la salle d’entraînement de commande de la centrale nucléaire de Fessenheim qui sert de simulateur aux équipes de conduite de la centrale.

Une série documentaire de Lydia Ben Ytzhak, réalisée par Christine Diger

Prise de son : Yann Fressy, Valérie Lavallart, Clémence Bonfils, Yves Le Hors

Mixage : Catherine Déréthé

La Centrale, roman d’Elisabeth Filhol paru chez POL, décrit la sourde angoisse qui pèse sur les contrats de sous-traitance permettant de déresponsabiliser juridiquement l’employeur réel. Le nucléaire, ça brille. Ça fait de l’électricité propre, paraît-il ; pas chère, paraît-il. Et surtout, ça crée plein d’emplois. Et ça arrose de subventions les pouvoirs locaux. Ainsi un tout petit village comme Fessenheim avec ses 2000 habitants a réussi à se payer une piscine municipale. Mais toute cette manne tombée du ciel a son revers.

Vivre à l’ombre de la centrale, ça veut dire savoir où trouver des pastilles d’iode en urgence, savoir comment la prendre, s’inquiéter des cas de leucémies infantiles "qui n’ont rien à voir", savoir comment évaluer si un "incident" est grave. Et lorsque la plus vieille centrale de France a atteint son seuil de vétusté, incidents et accidents plus ou moins graves se multiplient. Pourtant on la prolonge. On promet la fermeture à l’occasion d’une élection puis on oublie... Alors lorsqu’un réacteur est à l’arrêt depuis des mois pour cause de vétusté comme c’est le cas en ce moment, finalement la manne se raréfie. Ne restent que les risques, surtout lorsqu’on habite dans les parages. Parce qu’une centrale, ça ne se démantèle pas comme ça.

Avec :

Paulette et Didier Anger, fondateurs du CRILAN à Les Pieux à côté de Flamanville, Stanislas, Patrick et André, riverains du Cotentin Gabriel Weisser, Ute Moessner, Lucien Jenny, Didier Nocus, Hans, Béatrice, Denis et Brigitte, riverains de Fessenheim Annie Thébaud-Mony, auteur de La science asservie aux éditions La Découverte Philippe Billard, ancien agent de servitude nucléaire Michel Fernex, professeur émérite de médecine, et ancien expert OMS Jean-Marie Brom, physicien, directeur de recherches au CNRS

Textes lus par Nicolas Lambert : La Centrale d’Elisabeth Filhol paru chez POL et La condition nucléaire de Jean-Jacques Delfour aux éditions L’Echappée

Les travailleurs sont exposés non seulement à la radioactivité, mais aussi à l’amiante souvent. Pour contourner les organisation syndicales, qui certainement pour les agents EDF n’accepteraient pas ces conditions de travail, ça passe par ces cascades de sous-traitances, qui font que l’on arrive à des entreprises où il est très difficile pour le salarié d’avoir des institutions représentatives au niveau syndical, au niveau du comité d’hygiène, etc. Annie Thébaud-Mony

La catastrophe d’AZF en 2001, c’est le résultat de cette altération des formes d’organisation du travail du fait de la sous-traitance. Annie Thébaud-Mony

Travailler dans le nucléaire, ça veut dire : être soumis aux rayonnements ionisants, avoir des risques de contamination internes et externes. (...) Ce n’est pas sur le moment qu’on a peur. Moi qui suis sorti du nucléaire, c’est maintenant que j’en ai peur. On a déjà beaucoup de salariés qui sont décédés. Et beaucoup qui sont malades. Philippe Billard

La valse silencieuse des intérimaires du nucléaire et des méthodes sophistiquées de gestion de l’emploi « par la dose », c’est aussi ça le nucléaire. Vue, le 15 décembre 1999, de la salle d’entraînement de commande de la centrale nucléaire de Fessenheim qui sert de simulateur aux équipes de conduite de la centrale.

Une série documentaire de Lydia Ben Ytzhak, réalisée par Christine Diger

Prise de son : Yann Fressy, Valérie Lavallart, Clémence Bonfils, Yves Le Hors

Mixage : Catherine Déréthé

La Centrale, roman d’Elisabeth Filhol paru chez POL, décrit la sourde angoisse qui pèse sur les contrats de sous-traitance permettant de déresponsabiliser juridiquement l’employeur réel. Le nucléaire, ça brille. Ça fait de l’électricité propre, paraît-il ; pas chère, paraît-il. Et surtout, ça crée plein d’emplois. Et ça arrose de subventions les pouvoirs locaux. Ainsi un tout petit village comme Fessenheim avec ses 2000 habitants a réussi à se payer une piscine municipale. Mais toute cette manne tombée du ciel a son revers.

Vivre à l’ombre de la centrale, ça veut dire savoir où trouver des pastilles d’iode en urgence, savoir comment la prendre, s’inquiéter des cas de leucémies infantiles "qui n’ont rien à voir", savoir comment évaluer si un "incident" est grave. Et lorsque la plus vieille centrale de France a atteint son seuil de vétusté, incidents et accidents plus ou moins graves se multiplient. Pourtant on la prolonge. On promet la fermeture à l’occasion d’une élection puis on oublie... Alors lorsqu’un réacteur est à l’arrêt depuis des mois pour cause de vétusté comme c’est le cas en ce moment, finalement la manne se raréfie. Ne restent que les risques, surtout lorsqu’on habite dans les parages. Parce qu’une centrale, ça ne se démantèle pas comme ça.

Avec :

Paulette et Didier Anger, fondateurs du CRILAN à Les Pieux à côté de Flamanville, Stanislas, Patrick et André, riverains du Cotentin Gabriel Weisser, Ute Moessner, Lucien Jenny, Didier Nocus, Hans, Béatrice, Denis et Brigitte, riverains de Fessenheim Annie Thébaud-Mony, auteur de La science asservie aux éditions La Découverte Philippe Billard, ancien agent de servitude nucléaire Michel Fernex, professeur émérite de médecine, et ancien expert OMS Jean-Marie Brom, physicien, directeur de recherches au CNRS

Textes lus par Nicolas Lambert : La Centrale d’Elisabeth Filhol paru chez POL et La condition nucléaire de Jean-Jacques Delfour aux éditions L’Echappée

Les travailleurs sont exposés non seulement à la radioactivité, mais aussi à l’amiante souvent. Pour contourner les organisation syndicales, qui certainement pour les agents EDF n’accepteraient pas ces conditions de travail, ça passe par ces cascades de sous-traitances, qui font que l’on arrive à des entreprises où il est très difficile pour le salarié d’avoir des institutions représentatives au niveau syndical, au niveau du comité d’hygiène, etc. Annie Thébaud-Mony

La catastrophe d’AZF en 2001, c’est le résultat de cette altération des formes d’organisation du travail du fait de la sous-traitance. Annie Thébaud-Mony

Travailler dans le nucléaire, ça veut dire : être soumis aux rayonnements ionisants, avoir des risques de contamination internes et externes. (...) Ce n’est pas sur le moment qu’on a peur. Moi qui suis sorti du nucléaire, c’est maintenant que j’en ai peur. On a déjà beaucoup de salariés qui sont décédés. Et beaucoup qui sont malades. Philippe Billard




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