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Revue de presse

Août 2017 / La Presse Ca

Un dépotoir nucléaire « insensé », dit Martine Ouellet



Source : La Presse Ca

http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/actualites-regionales/201708/09/01-5123172-un-depotoir-nucleaire-insense-dit-martine-ouellet.php

 

Un dépotoir nucléaire « insensé », dit Martine Ouellet

Publié le 09 août 2017 à 14h23 | Mis à jour à 14h23

La chef du BQ croit que le poids... (Patrick Woodbury,
            Le Droit)

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La chef du BQ croit que le poids de l'opinion citoyenne finira tôt ou tard par faire entendre raison aux promoteurs du projet de dépotoir nucléaire à Chalk River, aux abords de la rivière des Outaouais.

Patrick Woodbury, Le Droit

 
Daniel LeBlanc

Le Droit

« Un non-sens et une insulte à l'intelligence », voilà les premiers mots qui viennent à l'esprit de la chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, pour décrire le projet de construction d'un dépotoir de déchets nucléaires radioactifs à Chalk River, aux abords de la rivière des Outaouais, à quelque 200 kilomètres à l'ouest de Gatineau.

La leader du parti et députée de Vachon à l'Assemblée nationale était de passage dans la région mercredi à l'occasion d'une tournée de consultation sur le projet de la compagnie Laboratoires nucléaires canadiens (LCN), lequel est loin de faire l'unanimité et n'a toujours pas obtenu l'aval du gouvernement fédéral. Le site d'enfouissement projeté s'étendrait sur un site d'une superficie de 16 hectares et inclurait un million de mètres cubes de déchets. L'entreprise voudrait démarrer ses opérations en 2020 et son dépotoir aurait un durée de vie approximative d'un demi-siècle..

À une semaine de la fin de la période de commentaires ouverte par la Commission canadienne de sûreté nucléaire, qui se penche sur les effets environnementaux potentiels et les mesures d'atténuation prévues, Mme Ouellet a rencontré en privé le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ainsi que deux groupes environnementaux de la région, Sentinelle Outaouais et le Conseil régional de l'environnement et du développement durable de l'Outaouais (CREDDO), afin de « tâter leur pouls » face à ce projet.

La chef du BQ rappelle que ce n'est pas tant le concept qui est contesté, mais l'emplacement choisi, à environ un kilomètre en amont de la rivière des Outaouais, sur la rive ontarienne.

« Normalement, ça se fait dans une région désertique et non pas à côté d'une rivière comme celle-là. Et l'enceinte est beaucoup plus solide qu'une simple membrane géotextile. C'est complètement insensé de penser faire un tel site dans un marais. Les eaux souterraines de ce marais-là se jettent dans la rivière des Outaouais. Vous savez, on l'a vu avec l'épisode malheureux du printemps à Gatineau, ça arrive que la rivière sort de son lit. Imaginez si ça s'était produit à Chalk River et que le site avait été inondé. L'eau recirculerait ensuite dans la rivière des Outaouais, qui est un source d'approvisionnement en eau potable. [...] Une contamination radioactive, ça ne s'enlève pas. C'est quoi l'idée de prendre un tel risque ? Je ne trouve aucune explication à ça », a-t-elle lancé..

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Déchets radioactifs