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Nos communiqués de presse

Sécheresse estivale : les centrales polluent encore plus

Dans un monde qui se réchauffe, la sortie du nucléaire est une urgence !

Communiqué du 21 juillet 2015



Alors que la sécheresse et la canicule perdurent, le Réseau “Sortir du nucléaire“ alerte sur la pollution accrue que font subir aux cours d’eau les installations nucléaires , entre autres Fessenheim, Golfech et les centrales de la vallée de la Loire. Loin de constituer une solution au changement climatique, le nucléaire en aggrave les conséquences !



Rejets chimiques plus concentrés, réchauffement des eaux : en période de sécheresse, les centrales font souffrir les cours d’eau

Les centrales nucléaires sont autorisées à rejeter en permanence dans les cours d’eau de grandes quantités de substances radioactives (tritium) et chimiques : bore, hydrazine, phosphate, détergents, chlore, ammonium, nitrates, sulfates, sodium, métaux (zinc, cuivre…)… Or en période d’étiage bas, le faible courant ne favorisant pas la dilution, la concentration de ces rejets s’élève.

En plus de cette pollution, les milieux aquatiques doivent subir les rejets d’eau chaude des centrales, qui peuvent compromettre les conditions de survie de certaines espèces. Or depuis la canicule de 2003, les autorités préfectorales et gouvernementales n’ont cessé de donner la priorité au fonctionnement des centrales sur la santé des cours d’eau, en multipliant les dérogations et en assouplissant les critères de restriction.

En 2050, les réacteurs nucléaires auront soif

La situation que nous vivons durant cet été 2015 n’est qu’un préambule à de sérieux problèmes pour le refroidissement des centrales. L’étude "Explore2070" menée par une centaine d’experts en hydrologie de surface prévoit une très conséquente baisse du débit moyen des cours d’eau pendant les étés prochains (étiage). La plupart des réacteurs nucléaires français refroidis à l’eau douce seront concernés :

Fessenheim réchauffe dangereusement le Rhin

Non contente de menacer toute une région européenne, la plus vieille centrale française contribue à un réchauffement du Rhin insoutenable pour la biodiversité aquatique : en un siècle, la température du fleuve a augmenté de 3°C. Cette barrière thermique empêche la migration, voire la survie de certaines espèces comme les saumons. Or ces derniers jours, la température du Rhin a dépassé les 25°C ! Le Réseau “Sortir du nucléaire“ se joint aux associations alsaciennes pour exiger l’arrêt immédiat de la centrale.

Vallée de la Loire : EDF se soucie-t-il d’éviter les rejets massifs ?

Pas moins de douze réacteurs sont implantés sur les bords du « dernier fleuve sauvage d’Europe », qui affiche actuellement un débit bas. EDF sait parfaitement que l’impact environnemental cumulé sur la Loire serait « significatif » si plusieurs centrales procédaient simultanément à des rejets en période d’étiage sévère et la loi impose aux sites implantés sur ses rives de se coordonner.

Or une inspection menée en avril 2014 à la centrale de Belleville (Cher) par l’Autorité de sûreté nucléaire a montré que les agents « n’étaient pas en mesure d’indiquer si [cette] exigence réglementaire était déclinée dans l’organisation locale et nationale d’EDF » [1] !

Golfech : le réchauffement de la Garonne surveillé par les militants

Alors que le Sud-Ouest est durement frappé par la sécheresse et que dans le Tarn-et-Garonne, les agriculteurs ont maintenant l’interdiction de prélever de l’eau dans une dizaine de cours d’eau [2], les réacteurs de Golfech continuent de fonctionner, même si leur puissance a été réduite !

Depuis sa mise en fonctionnement, cette centrale a déjà réchauffé plusieurs fois la Garonne au-delà des limites de température autorisées et bénéficié à plusieurs reprises de dérogations. Des militants effectueront mercredi après-midi une prise de température en amont et en aval afin de constater le réchauffement de l’eau.

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénoncera toutes les mesures qui seraient prises par les autorités pour continuer à faire fonctionner les centrales au mépris de la protection des cours d’eau.

Alors que la France doit se préparer à subir des vagues de chaleur plus nombreuses et plus intenses, il est d’autant plus urgent de renoncer à une technologie qui ne fait qu’accroître la pression sur des cours d’eau fragilisés. Cet épisode caniculaire montre encore clairement que le nucléaire n’est pas seulement l’énergie du danger permanent, mais aussi celle de la pollution au quotidien. En sortir est une urgence !

Contacts presse :

  • Réseau "Sortir du nucléaire" - 05 61 35 11 06
  • André Crouzet, Stop Golfech - 06 85 22 71 33

Pour assister aux mesures de température dans la Garonne, rendez-vous à 16 h 30 sur le parking donnant sur l’avenue Saint-Michel à Lamagistère (Tarn-et-Garonne).

Chargée de communication - 06 64 66 01 23


Notes

[1Cette infraction a notamment amené le Réseau “Sortir du nucléaire“ à déposer plainte le 17 février 2015 : http://www.sortirdunucleaire.org/IMG/pdf/plainte_annexes.pdf

[2Voir la carte des arrêtés

Rejets chimiques plus concentrés, réchauffement des eaux : en période de sécheresse, les centrales font souffrir les cours d’eau

Les centrales nucléaires sont autorisées à rejeter en permanence dans les cours d’eau de grandes quantités de substances radioactives (tritium) et chimiques : bore, hydrazine, phosphate, détergents, chlore, ammonium, nitrates, sulfates, sodium, métaux (zinc, cuivre…)… Or en période d’étiage bas, le faible courant ne favorisant pas la dilution, la concentration de ces rejets s’élève.

En plus de cette pollution, les milieux aquatiques doivent subir les rejets d’eau chaude des centrales, qui peuvent compromettre les conditions de survie de certaines espèces. Or depuis la canicule de 2003, les autorités préfectorales et gouvernementales n’ont cessé de donner la priorité au fonctionnement des centrales sur la santé des cours d’eau, en multipliant les dérogations et en assouplissant les critères de restriction.

En 2050, les réacteurs nucléaires auront soif

La situation que nous vivons durant cet été 2015 n’est qu’un préambule à de sérieux problèmes pour le refroidissement des centrales. L’étude "Explore2070" menée par une centaine d’experts en hydrologie de surface prévoit une très conséquente baisse du débit moyen des cours d’eau pendant les étés prochains (étiage). La plupart des réacteurs nucléaires français refroidis à l’eau douce seront concernés :

Fessenheim réchauffe dangereusement le Rhin

Non contente de menacer toute une région européenne, la plus vieille centrale française contribue à un réchauffement du Rhin insoutenable pour la biodiversité aquatique : en un siècle, la température du fleuve a augmenté de 3°C. Cette barrière thermique empêche la migration, voire la survie de certaines espèces comme les saumons. Or ces derniers jours, la température du Rhin a dépassé les 25°C ! Le Réseau “Sortir du nucléaire“ se joint aux associations alsaciennes pour exiger l’arrêt immédiat de la centrale.

Vallée de la Loire : EDF se soucie-t-il d’éviter les rejets massifs ?

Pas moins de douze réacteurs sont implantés sur les bords du « dernier fleuve sauvage d’Europe », qui affiche actuellement un débit bas. EDF sait parfaitement que l’impact environnemental cumulé sur la Loire serait « significatif » si plusieurs centrales procédaient simultanément à des rejets en période d’étiage sévère et la loi impose aux sites implantés sur ses rives de se coordonner.

Or une inspection menée en avril 2014 à la centrale de Belleville (Cher) par l’Autorité de sûreté nucléaire a montré que les agents « n’étaient pas en mesure d’indiquer si [cette] exigence réglementaire était déclinée dans l’organisation locale et nationale d’EDF » [1] !

Golfech : le réchauffement de la Garonne surveillé par les militants

Alors que le Sud-Ouest est durement frappé par la sécheresse et que dans le Tarn-et-Garonne, les agriculteurs ont maintenant l’interdiction de prélever de l’eau dans une dizaine de cours d’eau [2], les réacteurs de Golfech continuent de fonctionner, même si leur puissance a été réduite !

Depuis sa mise en fonctionnement, cette centrale a déjà réchauffé plusieurs fois la Garonne au-delà des limites de température autorisées et bénéficié à plusieurs reprises de dérogations. Des militants effectueront mercredi après-midi une prise de température en amont et en aval afin de constater le réchauffement de l’eau.

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénoncera toutes les mesures qui seraient prises par les autorités pour continuer à faire fonctionner les centrales au mépris de la protection des cours d’eau.

Alors que la France doit se préparer à subir des vagues de chaleur plus nombreuses et plus intenses, il est d’autant plus urgent de renoncer à une technologie qui ne fait qu’accroître la pression sur des cours d’eau fragilisés. Cet épisode caniculaire montre encore clairement que le nucléaire n’est pas seulement l’énergie du danger permanent, mais aussi celle de la pollution au quotidien. En sortir est une urgence !

Contacts presse :

  • Réseau "Sortir du nucléaire" - 05 61 35 11 06
  • André Crouzet, Stop Golfech - 06 85 22 71 33

Pour assister aux mesures de température dans la Garonne, rendez-vous à 16 h 30 sur le parking donnant sur l’avenue Saint-Michel à Lamagistère (Tarn-et-Garonne).

Chargée de communication - 06 64 66 01 23





Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23


Pétition : ne validez pas la
cuve défectueuse de l’EPR !





Thèmes
Nucléaire et climat