Réseau Sortir du nucléaire
BoutiqueAgendaFaire un donEN

Des accidents nucléaires partout

Image / illustration
France : FBFC Romans-sur-Isère : Absence de surveillance de la contamination atmosphérique dans deux sas de travail




24 février 2017


Différentes anomalies de suivi de chantier ont entraîné l’absence de surveillance de la contamination atmosphérique dans les sas du chantier, durant plusieurs semaines, entre fin novembre 2016 et début février 2017.


Ce que dit l’ASN :

Le 01 mars 2017

Absence de surveillance de la contamination atmosphérique dans deux sas de travail

Usines de fabrication de combustibles nucléaires Areva NP (Romans-sur-Isère) - Fabrication de substances radioactives - FBFC

La société AREVA NP a déclaré le 24 février 2017 à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif relatif à l’absence de surveillance de la contamination atmosphérique dans deux sas de travail, survenu dans son usine de fabrication de combustible située sur la commune de Romans-sur-Isère (Drôme).

Cet événement a concerné l’installation nucléaire de base (INB) n°98, dédiée à la fabrication d’éléments combustibles standards utilisés dans les réacteurs à eau sous pression. La matière nucléaire utilisée dans cette installation est de l’uranium à un taux d’enrichissement maximal de 5%.

Des travaux de mise en conformité des rétentions sont actuellement en cours dans un atelier dénommé « E1 » dans l’INB 98. Dans l’analyse de sûreté préalable à ce chantier, un risque de contamination a été identifié pour des opérations de ponçage des bacs de rétention existants. L’analyse a donc conclu à la nécessité de mettre en place deux sas de travail ventilés munis d’un appareil de prélèvement atmosphérique (APA) permettant d’effectuer la surveillance de l’atmosphère dans chaque sas.

Différentes anomalies de suivi de chantier ont entraîné l’absence de surveillance de la contamination atmosphérique par un APA dans les sas du chantier, durant plusieurs semaines non consécutives, entre fin novembre 2016 et début février 2017. La ventilation dynamique des sas était quant à elle toujours fonctionnelle et le port du masque pour les travailleurs est resté obligatoire pendant les opérations sur le génie civil. Cet évènement n’a donc pas eu de conséquence sur les travailleurs ou sur l’environnement.

Toutefois, en raison de l’accumulation de défaillances d’organisation ayant conduit à l’indisponibilité de moyens de surveillance de l’atmosphère de deux sas, pendant plusieurs semaines, l’incident a été classé au niveau 1 de l’échelle INES (échelle internationale des évènements nucléaires) qui en compte 8, de 0 à 7.

https://www.asn.fr/Controler/Actualites-du-controle/Avis-d-incident-des-installations-nucleaires/Absence-de-surveillance-de-la-contamination-atmospherique-dans-deux-sas-de-travail


Ce que dit AREVA :

Le 24 février 2017

AREVA NP Romans : Déclaration d’un écart aux règles de radioprotection

Le 8 février, un technicien radioprotection a constaté un écart au niveau de la surveillance de l’air ambiant d’une zone de chantier.

Pour ces travaux de renforcement de rétentions d’effluents, deux sas de travail ont été montés l’un à côté de l’autre. Un Appareil de Prélèvement Atmosphérique avait été mis en place dans un premier sas afin d’assurer en permanence la surveillance de l’air ambiant. Cet appareil de surveillance a été débranché puis déplacé entre les deux sas sans l’autorisation de l’équipe radioprotection, seule habilitée à effectuer ce type de manipulation.

Ces anomalies n’ont eu aucun impact sur le personnel ou l’environnement. Cependant, comme elles constituent un écart vis-à-vis des règles de radioprotection, AREVA NP Romans a proposé à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de le classer au niveau 1 de l’échelle internationale des évènements nucléaires (INES*), graduée jusqu’à 7.

 [1]

http://www.areva.com/FR/actualites-10921/areva-np-romans-declaration-d-un-ecart-aux-regles-de-radioprotection.html


[1*L’échelle INES (International Nuclear Event Scale) comprend 8 niveaux de gravité croissante ; elle est graduée de 0 à 7. En France, plusieurs centaines d’incidents sont classés chaque année au niveau 0 ou 1.