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Des accidents nucléaires partout

France : Chooz : Contamination interne d’un travailleur sous-traitant sur le chantier de démantèlement de la cuve du réacteur A




27 novembre 2017


On l’apprend le 28 novembre 2017, soit près de 6 mois après l’évènement : le 7 juin, un travailleur sous-traitant d’EDF a subit une contamination interne alors qu’il intervenait sur le chantier de démantèlement de la cuve du réacteur de Chooz A. La contamination de cette personne correspond à une dose de 10 millisievert sur 50 ans. Si EDF tente de minimiser l’évènement dans sa communication en faisant un parallèle avec la dose reçue lors d’un voyage en avion, la dose reçue par le travailleur elle n’est pas minime, loin de là même puisque 20 fois supérieure à 0,5 mSv sur 50 ans, seuil à partir duquel une contamination intégrée est considérée comme un évènement significatif pour la radioprotection et doit faire l’objet d’une déclaration à l’Autorité de sûreté nucléaire.


Ce que dit EDF :

Le 27/11/2017

Traces de contamination interne détectées sur un intervenant

Le 7 juin 2017, un intervenant d’une entreprise partenaire d’EDF réalise une activité sur le chantier de démantèlement de la cuve du réacteur de la centrale en déconstruction de Chooz A. Il travaille selon un protocole d’intervention spécifique, avec les équipements de protection adaptés à la réalisation de son intervention, comprenant, entre autres, un masque respiratoire.

Lors du suivi [1] réalisé par le service médical, de légères traces de contamination interne sont relevées dans les échantillons prélevés.

Conformément aux procédures, des analyses complémentaires sont réalisées au cours de l’été afin de confirmer la présence d’une contamination. Les résultats de ces analyses, réalisées par un laboratoire externe et nécessitant un temps long pour quantifier avec précision les facteurs d’exposition, ont été communiqués au service médical de la centrale de Chooz fin novembre 2017. Ils confirment une contamination de l’intervenant qui correspond à une dose de 10 millisievert (mSv) sur 50 ans, soit une dose annuelle de 0,2 mSv [2]. Cela correspond à un aller-retour entre Paris et New-York en avion chaque année.

Des mesures de surveillance renforcée ont été mises en place sur ce chantier.

Conformément à nos procédures, les pouvoirs publics ont été informés, et l’événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 23 novembre 2017 comme étant significatif pour la radioprotection, au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7.

https://www.edf.fr/groupe-edf/nos-energies/carte-de-nos-implantations-industrielles-en-france/centrale-nucleaire-de-chooz/actualites/traces-de-contamination-interne-detectees-sur-un-intervenant


[1Tout travailleur exposé professionnellement aux rayons ionisants est soumis à une surveillance médicale renforcée qui se traduit par des prélèvements et examens réguliers.

[2Le millisievert est une unité de radioprotection mesurant la dose de rayonnements reçus qu’ils soient d’origine radioactive, naturelle ou médicale. Toute contamination intégrée d’un intervenant supérieure à 0,5 mSv sur 50 ans doit être déclarée à l’Autorité de sûreté nucléaire comme étant significative pour la radioprotection.