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À propos de l’accident de Halden en Norvège et de la présence anormale d’iode 131 sur l’Europe




De nombreuses personnes nous contactent en cette période suite à la publication de dizaines d’articles sur des sites plus ou moins sérieux concernant un accident nucléaire en cours en Norvège qui aurait contaminé l’Europe en iode 131.

Nous tenons à clarifier les faits afin de ne pas lancer des rumeurs qui nuiraient à la qualité des informations que nous partageons.



Avant tout commentaire il faut distinguer 2 événements :

 Un accident survenu en octobre 2016 sur un réacteur expérimental norvégien de Halden
 La présence de traces d’iode 131 relevée par un réseau européen dans plusieurs pays fin janvier 2017

À ce jour rien ne nous permet de faire un lien entre l’accident survenu à Halden et la présence d’iode 131 dans l’atmosphère européenne détectée fin janvier. Par ailleurs il semble que les taux les plus importants aient été relevés en Pologne et non pas en Norvège.

niveaux d'iode relevés sur l'Europe fin janvier 2017 (source : IRSN)

Niveaux d’iode relevés sur l’Europe fin janvier 2017 (source : IRSN)


Ces communiqués de la CRIIRAD qui est sans nul doute une source sûre concernant l’analyse de la radioactivité mesurée mettent très clairement en avant la confusion entre les 2 événements opérée par plusieurs sites d’information :

 http://balises.criirad.org/pdf/2017-03-14_Note_CRIIRAD_Norvege.pdf
 http://balises.criirad.org/pdf/CP_CRIIRAD_170324_Norvege_Halden.pdf

Nous n’avons donc pas d’informations suffisamment certaines à ce sujet pour expliquer le phénomène de la présence d’iode 131 dans l’air mesurée en janvier.

En raison de la seule détection anormale d’iode 131 mais pas pour autant d’autres produits de fission volatiles, il est probable que cette pollution provienne d’un relâchement gazeux d’une unité de production d’origine médicale comme cela avait déjà eu lieu en 2011 en Hongrie. Il est aussi également possible que ce radio-isotope provienne tout simplement des dégagements gazeux autorisés lors du fonctionnement habituel des centrales nucléaires, l’absence de vent ayant entrainé des pics de pollution à cette époque pourrait être responsable de cette concentration anormale dans l’air.

D’autres pistes ont été écartés pour le moment et concernaient un éventuel essai nucléaire secret ou un accident lié à la flotte de sous-marins nucléaires russes mais l’absence de données sismiques (révélatrices d’un essai nucléaire) et les tests réalisés par un « avion-renifleur » de radioactivité américain ne semblent pas pour le moment confirmer ces hypothèses.

Nous espérons que la source émettrice puisse à terme être localisée afin de dissiper les malentendus et nous vous tiendrons informés sur cette page à propos l’évolution des informations.

Il n’est pas nécessaire de consommer aujourd’hui des comprimés d’iode stable pour saturer votre thyroïde, il est déjà trop tard pour que ceux-ci aient un quelconque effet protecteur et la quasi totalité de l’iode 131 s’est déjà désintégrée de par sa période radioactive relativement courte (demi-vie de 8,02 jours).

Comme l’explique par ailleurs la CRIIRAD, ces traces d’iode mesurées en janvier en Europe étaient à des concentrations 1000 fois inférieures à celles mesurées, en France, à la suite de la catastrophe de Fukushima.

L’association de défense de l’environnement norvégienne Bellona qui est à l’origine d’une alerte en octobre sur l’accident d’Halden dénonce fermement la manière dont leurs communiqués ont été détournés par des sites conspirationnistes pour en faire une fausse information aux répercussions internationales :

http://bellona.org/news/nuclear-issues/2017-03-how-a-bellona-report-got-swept-up-in-a-squall-of-fake-news-about-a-secret-nuclear-meltdown

Dans tous les cas, l’accident sur le réacteur norvégien a pris fin et il n’y a pas lieu de répandre de fausses comparaisons avec un ’Fukushima’ norvégien. Répandre des informations catastrophiques sur la base de faits non-vérifiés ne peut que nuire à la crédibilité de notre lutte.

Ne pas minimiser pour autant la gravité de l’accident de Halden


Malgré l’absence de lien établi avec la pollution détectée en janvier, il ne faut pas minimiser la gravité de l’accident ayant eu lieu à la centrale nucléaire norvégienne ce 24 octobre.

Suite à une erreur de manipulation sur du combustible usagé, un nuage de gaz radioactif a nécessité l’évacuation du site de tous les travailleurs présents et a donné effectivement lieu à des dégagements dans l’air ambiant de plusieurs milliards de Becquerels de radio-isotopes variés, ce qui ne sera sans doute pas sans conséquence pour l’environnement proche du sud de la Norvège.

Il semble que l’IFE (Institutt for energiteknikk) gestionnaire du réacteur ait tardé à déclarer publiquement cet incident à l’autorité de sureté nucléaire norvégienne (NPRA) et a minimisé l’importance des rejets réels lors de sa première estimation.

Ce petit réacteur de 25 MW fonctionne depuis 1959 ! Il sert à plus de 21 pays et plus de 130 organismes scientifiques pour expérimenter des nouveaux types de combustibles - en dehors des limites de l’union européenne et des législations habituelles (la Norvège n’ayant pas adhéré à l’UE).

D’après le très sérieux site ‘Fukushima blog’ (qui suit la catastrophe japonaise depuis le début), le réacteur de Halden servait depuis peu notamment à tester des mélanges de combustible à base de Thorium car la Norvège possède des gisements importants de ce métal radioactif (sensé remplacer l’uranium à terme dans l’imaginaire de certains scientistes).

Nous vous invitons à consulter cet article très complet du Fukushima Blog qui a mené une enquête approfondie au sujet du réacteur d’Halden, qui, s’il n’est sans doute pas à l’origine des traces radioactives mesurées en janvier, pose de sérieux questionnements sur l’opacité des recherches effectuées dans son enceinte mais aussi et surtout sur le fait qu’il soit toujours exploité alors qu’il atteint quasiment l’âge canonique de 60 ans !

Plus d’informations par ici : http://www.fukushima-blog.com/2017/03/le-reacteur-nucleaire-de-halden-en-norvege-un-danger-pour-l-europe.html

Avant tout commentaire il faut distinguer 2 événements :

 Un accident survenu en octobre 2016 sur un réacteur expérimental norvégien de Halden
 La présence de traces d’iode 131 relevée par un réseau européen dans plusieurs pays fin janvier 2017

À ce jour rien ne nous permet de faire un lien entre l’accident survenu à Halden et la présence d’iode 131 dans l’atmosphère européenne détectée fin janvier. Par ailleurs il semble que les taux les plus importants aient été relevés en Pologne et non pas en Norvège.

niveaux d'iode relevés sur l'Europe fin janvier 2017 (source : IRSN)

Niveaux d’iode relevés sur l’Europe fin janvier 2017 (source : IRSN)


Ces communiqués de la CRIIRAD qui est sans nul doute une source sûre concernant l’analyse de la radioactivité mesurée mettent très clairement en avant la confusion entre les 2 événements opérée par plusieurs sites d’information :

 http://balises.criirad.org/pdf/2017-03-14_Note_CRIIRAD_Norvege.pdf
 http://balises.criirad.org/pdf/CP_CRIIRAD_170324_Norvege_Halden.pdf

Nous n’avons donc pas d’informations suffisamment certaines à ce sujet pour expliquer le phénomène de la présence d’iode 131 dans l’air mesurée en janvier.

En raison de la seule détection anormale d’iode 131 mais pas pour autant d’autres produits de fission volatiles, il est probable que cette pollution provienne d’un relâchement gazeux d’une unité de production d’origine médicale comme cela avait déjà eu lieu en 2011 en Hongrie. Il est aussi également possible que ce radio-isotope provienne tout simplement des dégagements gazeux autorisés lors du fonctionnement habituel des centrales nucléaires, l’absence de vent ayant entrainé des pics de pollution à cette époque pourrait être responsable de cette concentration anormale dans l’air.

D’autres pistes ont été écartés pour le moment et concernaient un éventuel essai nucléaire secret ou un accident lié à la flotte de sous-marins nucléaires russes mais l’absence de données sismiques (révélatrices d’un essai nucléaire) et les tests réalisés par un « avion-renifleur » de radioactivité américain ne semblent pas pour le moment confirmer ces hypothèses.

Nous espérons que la source émettrice puisse à terme être localisée afin de dissiper les malentendus et nous vous tiendrons informés sur cette page à propos l’évolution des informations.

Il n’est pas nécessaire de consommer aujourd’hui des comprimés d’iode stable pour saturer votre thyroïde, il est déjà trop tard pour que ceux-ci aient un quelconque effet protecteur et la quasi totalité de l’iode 131 s’est déjà désintégrée de par sa période radioactive relativement courte (demi-vie de 8,02 jours).

Comme l’explique par ailleurs la CRIIRAD, ces traces d’iode mesurées en janvier en Europe étaient à des concentrations 1000 fois inférieures à celles mesurées, en France, à la suite de la catastrophe de Fukushima.

L’association de défense de l’environnement norvégienne Bellona qui est à l’origine d’une alerte en octobre sur l’accident d’Halden dénonce fermement la manière dont leurs communiqués ont été détournés par des sites conspirationnistes pour en faire une fausse information aux répercussions internationales :

http://bellona.org/news/nuclear-issues/2017-03-how-a-bellona-report-got-swept-up-in-a-squall-of-fake-news-about-a-secret-nuclear-meltdown

Dans tous les cas, l’accident sur le réacteur norvégien a pris fin et il n’y a pas lieu de répandre de fausses comparaisons avec un ’Fukushima’ norvégien. Répandre des informations catastrophiques sur la base de faits non-vérifiés ne peut que nuire à la crédibilité de notre lutte.

Ne pas minimiser pour autant la gravité de l’accident de Halden


Malgré l’absence de lien établi avec la pollution détectée en janvier, il ne faut pas minimiser la gravité de l’accident ayant eu lieu à la centrale nucléaire norvégienne ce 24 octobre.

Suite à une erreur de manipulation sur du combustible usagé, un nuage de gaz radioactif a nécessité l’évacuation du site de tous les travailleurs présents et a donné effectivement lieu à des dégagements dans l’air ambiant de plusieurs milliards de Becquerels de radio-isotopes variés, ce qui ne sera sans doute pas sans conséquence pour l’environnement proche du sud de la Norvège.

Il semble que l’IFE (Institutt for energiteknikk) gestionnaire du réacteur ait tardé à déclarer publiquement cet incident à l’autorité de sureté nucléaire norvégienne (NPRA) et a minimisé l’importance des rejets réels lors de sa première estimation.

Ce petit réacteur de 25 MW fonctionne depuis 1959 ! Il sert à plus de 21 pays et plus de 130 organismes scientifiques pour expérimenter des nouveaux types de combustibles - en dehors des limites de l’union européenne et des législations habituelles (la Norvège n’ayant pas adhéré à l’UE).

D’après le très sérieux site ‘Fukushima blog’ (qui suit la catastrophe japonaise depuis le début), le réacteur de Halden servait depuis peu notamment à tester des mélanges de combustible à base de Thorium car la Norvège possède des gisements importants de ce métal radioactif (sensé remplacer l’uranium à terme dans l’imaginaire de certains scientistes).

Nous vous invitons à consulter cet article très complet du Fukushima Blog qui a mené une enquête approfondie au sujet du réacteur d’Halden, qui, s’il n’est sans doute pas à l’origine des traces radioactives mesurées en janvier, pose de sérieux questionnements sur l’opacité des recherches effectuées dans son enceinte mais aussi et surtout sur le fait qu’il soit toujours exploité alors qu’il atteint quasiment l’âge canonique de 60 ans !

Plus d’informations par ici : http://www.fukushima-blog.com/2017/03/le-reacteur-nucleaire-de-halden-en-norvege-un-danger-pour-l-europe.html



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Incidents / Accidents Pollution radioactive